Faut-il participer à des appels à textes ?


Appels à textes, Comment écrire un livre ? / mardi 8 février 2022

J’avais déjà consacré un court article sur le sujet mais, l’eau ayant coulé sous les ponts, j’avais envie d’aborder à nouveau la question de manière plus détaillée. Faut-il se laisser tenter par les nombreux appels à textes qui fleurissent régulièrement ? La réponse à cette question est oui, mais à certaines conditions.

Les appels à textes, c’est quoi ?

De nombreuses structures sont à la recherche de textes (nouvelles, poèmes, romans…), autour d’un thème précis (ou non) ou organisent des concours avec un prix à la clé.

Les objectifs peuvent être variés :

  • les revues cherchent des textes à publier pour leur numéro (en général autour d’un thème précis), idem pour les sites ;
  • les éditeurs cherchent de nouveaux romans à publier ou des nouvelles pour constituer une anthologie ;
  • certaines structures souhaitent mettre en valeur leur activité, leur région, les auteurs de leur région…
  • et autant de raisons différentes que de structures organisatrices.

Je t’invite d’ailleurs à bien prendre connaissance du « débouché » de l’appel à textes avant de postuler. Il peut être très différent en fonction de l’organisateur.

Pourquoi participer à des appels à textes ?

Pour se forcer à écrire…

Qui dit « appel à texte » dit « deadline » et on n’a pas trouvé mieux que la date limite pour se forcer à écrire. Si tu rencontres un passage à vide, cela peut-être un excellent moyen de se relancer.

Pour avoir de nouvelles idées…

Les appels à textes présentent en général une contrainte de thème, de genre et de longueur. Et la contrainte, dans une certaine mesure, stimule beaucoup la créativité. Ce sont donc des moyens efficaces pour développer de nouvelles idées. Parfois, je regarde la liste des appels à textes en cours et j’essaie de trouver une idée pour certains, même si je ne compte pas participer, idée que je consigne dans mon bullet journal pour y revenir un de ces jours.

Pour soigner son ego…

Si les organisateurs sélectionnent ton texte, tu peux me croire, ton ego va se retrouver gonflé à bloc. Et une confiance en soi au beau fixe permet d’écrire plus facilement (car on n’est pas assailli par les doutes).

En revanche, si tu penses qu’un refus te fera perdre complètement confiance en toi, peut-être que ce n’est pas le bon moment pour participer à un appel à textes. Je t’encourage cependant à ne pas trop te formaliser en cas de non sélection. Ce n’est peut-être pas sa qualité qui est en cause (par exemple, il peut tout simplement ne pas correspondre à la ligne éditoriale).

Comment bien choisir son appel à textes ?

Le genre et le thème doivent t’inspirer

Inutile de perdre ton temps avec des genres ou des thèmes qui ne te touchent pas. Si tu disposes déjà d’un texte correspondant aux contraintes de l’appel à textes, tu n’as pas à hésiter.

Le débouché doit te satisfaire

Répondre à un appel à texte, c’est du travail. Or, certains d’entre eux te proposent des débouchés plus prestigieux que d’autres (cela peut aller du simple bon d’achat à la parution dans une revue publiée à 1000 exemplaires).

Tu dois te poser la question si ce qu’il va te rapporter correspond à tes objectifs. Est-ce de l’argent ? Une publication dans une revue connue ? Une parution dans une anthologie publiée ?

Il est dommage de passer du temps pour une gratification qui ne te convainc pas.

Tu peux également garder en tête la règle suivante : plus la gratification est prestigieuse, plus il y aura de participants et donc plus il sera difficile d’être sélectionné.

Pour résumer, tu ne dois pas te précipiter mais bien réfléchir à l’utilité de participer à tel ou tel appels à textes ou concours.

Quand participer à des appels à textes ?

Autant le dire tout de suite, tu trouveras des appels à textes qui t’intéressent toute l’année !

L’idéal est de disposer déjà d’un texte qui répond aux critères de genre et de thème (qui peuvent parfois être libres). Dans ce cas, tu as juste à foncer.

Et si tu dois écrire un texte spécialement pour l’appel ?

Si tu traverses un moment où tu es en panne complète d’inspiration, c’est une très bonne idée pour se relancer. Dans ce cas, choisis un appel à textes avec de fortes contraintes.

Mais pas besoin de souffrir du syndrome de la page blanche pour se lancer.

Tu dois simplement garder en tête que cela prend du temps et que cela peut donc interrompre ou ralentir ton avancée dans tes autres projets, par exemple l’écriture d’un roman. Il est intéressant d’être publié dans une revue ou une anthologie mais si cela t’empêche de terminer un roman à soumettre à un éditeur, ce n’est peut-être pas une bonne idée.

Tout est une question d’équilibre.

Où trouver des appels à textes ?

Il existe de nombreux sites qui référencent des appels à textes. Voici les sites qui me paraissent les plus intéressants :

Que faire de mes textes s’ils sont refusés ?

Sache que ton texte n’est pas perdu.

Tout d’abord, s’il s’agit d’une nouvelle et que tu en disposes d’un certain nombre, tu peux envisager de créer un recueil.

Ensuite, il existe des revues ou des sites qui acceptent des textes toute l’année. J’ai d’ailleurs consacré un article sur le sujet pour les nouvelles dans les genres de l’imaginaire.

Enfin, il n’est pas impossible que ton texte corresponde à un prochain appel à textes.

Dans tous les cas, ton texte n’est pas perdu.


Faut-il participer à des appels à textes ? Oui, il y a énormément d’avantages à le faire, surtout si ton texte est sélectionné ! Cependant, tu ne dois pas le faire au détriment d’autres projets, comme l’écriture d’un roman par exemple. Attention à ne pas t’éparpiller !

Emilie Beltane